Love boat ?

Publié le 4 Septembre 2015

Epicentre du plaisir, ou creux de la vague

Epicentre du plaisir, ou creux de la vague

Quand la croisière ne m'amuse pas toujours comme elle devrait...

Les vagues, ça vous mène très haut et ça vous ramène sur le sable aussi. J'adore me retrouver à l'état épuisée roulée boulée, quand ça m'arrive j'ai des frissons et je monte le son. On dort bien, après. Le devoir envers soi même accompli.

Cependant (à mon cou), trop souvent je reste en haut de la vague, moi qui ne sais pas surfer, j'aime j'aime j'aime ses genoux et le reste, je suis toute chose et parcourue de sensations délicieuses, mais l'orgasme tarde à venir, ou ne vient pas. Je reste après l'amour avec une sensation d'high voltage entre les jambes, une fois rhabillée. Pour dire ça autrement, persiste un goût d'inachevé, trop de pression dans les bars, qui ne retombe pas. Qui ne me satisfait pas, tout ça pour ça ?

L'amour est bon, j'aime le contact des peaux et des muqueuses, excitant et générateur de rhhales lovely much much love, mais ne décolle pas quand tout reste au niveau du pur contact, justement. Contact skin to skin bien plus amusant (et sexy, donc) qu'un dancing cheek to cheek, un shake hand, ou des bisous sur les joues, mais pas surpuissant ni décoiffant. Quand je décolle, je le sais. Il ne s'agit pas de monter au ciel ou grimper aux rideaux d'ailleurs, bien que "Madame rêve toujours d'une fusée qui l'épingle au ciel". Je note, ce recours à l'anglais la langue de mon papa perdu, dès qu'il s'agit de dire l'important autrement.

Décoller ? S'envoler ? Ces métaphores couramment employées pour tenter de décrire l'indéfinissable, l'impalpable jouissance ne me conviennent pas. Le plaisir, arrivant par salves, ma fait plutôt me recentrer à l'extrême centre de moi même, au coeur du paradis (pas Loin de lui...), stucked in the middle of me. Très formidable, le coeur bat vite, ça pulse, bas du ventre en folie.. Mais bon ça ne marche pas à tous les coups. L'avouer, et c'est tellement dommage quand comme moi on a attendu tant et tant avant de retrouver le chemin du lit, et du plaisir.

Alchimie fragile, qu'est ce qui fait monter l'excitation à son paroxysme, qu'est ce qui fait que d'un partenaire à l'autre ça change. Je sais déjà que le sentiment, la complicité, le partage et la connaissance de l'autre sont indispensables pour le cocktail fonctionne et fasse de l'effet. Cucul nouveau quéquette contente ou chatoune ravie, je ne sais en fait. Face à un corps inconnu et jamais rencontré, niet, no way. On n'est pas des putes. Peine à jouir encore plus avec la peur de l'inconnu. Rien ne vaut un gentil mari. Je l'aime. J'aime quand il se serre contre moi et qu'il me dit ces mots rien que pour moi : "Mon femme... Ma chérie... Mon oiseau des îles... Mon amour". Je le regarde penché sur moi, ses beaux bras qui me caressent, je n'en crois pas mes yeux. Je les fermerais bien, mais il me faut vérifier que je ne rêve pas, que c'est lui, qu'il est revenu. C'est déjà beaucoup, ça fera deux mois dans 19 jours. Nous ne sommes pas des vieux mariés, nous sommes de jeunes amants passionnés qui se connaissent depuis un mois et demi. Juste un peu longue à la détente parfois, la fiancée. Mais hier soir, rien que le sentir à côté de moi, vibrant, gémissant, côte à côte emboités, m'a fait jouir en cinq minutes.

"C'était bien ce petit orgasme en cinq minutes", m'a-t-il dit ce matin, complice. La rapidité n'est pas de mise. Mais elle est bienvenue quand il faut se lever tôt le matin, ou le soir s'endormir pas trop tard. Ca nous change de nos deux heures de bons et loyaux services minimum. Mais j'adore ça, la durée, la longueur. Comment faisaient Chirac avec ses "trois minutes douche comprise" ? Et John Kennedy, qui venait en deux minutes, handicapé, couché sur son dos douloureux, laissant les femmes insatisfaites. Comment se sont-ils forgés leur réputation de chaud-lapins, sinon sur le nombre, la quantité de leur rapports, pas par leur qualité...

Après tout ce temps, ces années sans amour, physique ni autre, je me suis fermée, j'ai oublié, je n'ai rien su, rien appris. Est ce pour ça que je ne jouis pas à chaque fois ? Qu'une excitation aigüe, impérieuse, ne vient pas prendre la place du bonheur aussi intellectuel que physique de l'avoir contre moi, nu ? Je jouis de ses caresses intellectuellement, trop cérébrale. Elles me plaisent et je les ressens, comme des caresses qui me font gémir, mais qui tardent à éveiller l'étincelle, qui restent à l'état de cercles délicieux sur ma peau, ou de pénétrations humides de ses antennes. C'est déjà beaucoup.

Le feu merveilleux, l'extase qui vous roule dans les vagues, je l'espère, je suis si heureuse quand elle vient. Ce sont de belles retrouvailles. J'espère, j'aimerais à chaque fois le feu d'artifice. Lui aussi. Nous ne l'atteignons pas à chaque fois. C'est chacun son tour, ou ensemble, ou à quelques secondes d'écart.

Il me dit : "J'adore te faire jouir. C'est mon bonheur". Merci mon chéri. Moi aussi j'adore ce sentiment presque de puissance, en tout cas d'attention à l'autre, de don, quand mes caresses se font de plus en plus précises et efficaces, quand je me concentre pour lui apporter ce qu'il recherche, que je devine par ses cris, ses gestes. Je ne donnerais pas ma place, "c'est moi qui l'ai fait".

A chaque fois et en tout cas je ressens au plus intime de moi une grande satisfaction, un plaisir constant provoqué par la peau de l'autre, ses caresses, ses profondeurs, ses avancées, ses rondeurs, ses courbes, ses dressures, aux miennes conjuguée. Tout ça me plait. Me suffit ? Je me garderais bien de faire la difficile. Après tant de vaches maigres, de boeuf gras et de génisse immolée, ce que je vis là avec lui est absolument formidable. Le chanter avec Stromaé. Même si pas de coït et pas de pénétration par son pénis. Me donneraient-ils plus d'orgasme bingo garantis ? Don't know. Nos calins sexy, peau nue, body body, suffisent à mon extase. Je n'en reviens toujours pas, je fais ma prière d'actions de grâce. Me l'ont rendu, mon amoureux.

Serais plutôt du genre à "jouir" tout le temps, sans paroxysme. Sauf quand je jouis, et c'est souvent quand même. Mais ça peut être long, un peu laborieuse du sexe.

Je plane high (j'emploie la métaphore), je suis super bien, mais n'arrive pas à jouir à tous les coups de nos amours, loin s'en faut. Lui n'y arrive, depuis toujours, qu'en se masturbant, il est vrai avec moi tout contre lui. Une affaire personnelle.

Mais me rassure bien, cet article ci-dessous trouvé sur le net, de Psychologies magazine http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Orgasme/Articles-et-dossiers/L-orgasme-jouissance-ou-tyrannie/Jouir-avec-ou-sans-orgasme/4

Toujours dans le rapport Spira, on apprend que les femmes seraient moins nombreuses que les hommes, à toutes les étapes de la vie en couple, à dire qu’elles ont eu un orgasme au cours de leur dernier rapport. Et seules 35 % d’entre elles déclarent avoir eu un orgasme au cours de chaque rapport sexuel.

« Faire l’amour est quelquefois plus sensuel que sexuel, ou l’inverse, confie Françoise, 36 ans. J’apprécie les deux. Ce n’est pas la même jouissance. On ne réagit jamais de la même façon, ni dans son corps ni dans sa tête. J’ai connu des orgasmes très violents, mais que je vivais seulement sur le plan physique, et des moments de pure sensualité, sans “pic” de plaisir mais qui m’ont bouleversée. »

Si on peut compter les orgasmes ou comparer leur intensité, la jouissance, elle, est plus subjective. Elle parle d’abandon, d’émotions, de capacité à se laisser aller à l’autre, à ses fantasmes et à ses sens. La magie de la jouissance réside, pour les hommes comme pour les femmes, dans l’incessante fluctuation entre désir et plaisir. Dans cet échange intime, à l’alchimie mouvante et complexe, un geste, un mot ou un regard ont le pouvoir de relancer le désir au cœur même du plaisir. « Lorsque mon amant me lèche le ventre, ça peut être beaucoup plus fort qu’un orgasme génital, dit Anna, 37 ans. Je peux jouir de mille façons. Avec ou sans orgasmes. L’essentiel est que je me sente touchée dans ce que j’ai de plus intime. »

La jouissance : un plaisir hors limites

Les sexologues ne se lassent pas de répéter que le cerveau est notre principal organe sexuel. Sans la sollicitation du vécu et des émotions qu’il a engrangées, le plaisir est condamné à rester enfermé dans ses limites corporelles.

Au-delà des différences physiologiques et psychologiques entre hommes et femmes, la jouissance exige un climat particulier fait de désir, de confiance et de respect. Impossible de s’abandonner dès lors que l’on s’attache trop au plaisir de son partenaire ou au sien propre : on réduit immanquablement l’autre à un objet de plaisir, ou soi-même, à un objet narcissique. « Pour qu’il y ait jouissance, il faut que j’aime et que je me sente aimée, explique Ericka, 33 ans. Même si ça ne dure que le temps de l’échange. Je ne peux pas envisager d’avoir du plaisir sans aimer le regard, les gestes, le corps de l’homme avec qui je fais l’amour. Sans cela, il n’y a pas pour moi de jouissance possible. »

S’il est vrai que les seuls sentiments ne suffisent pas à intensifier l’échange, lorsque sensualité, imaginaire érotique et affects sont réunis, le plaisir peut atteindre une autre dimension. Il n’est plus réduit à un réflexe mécanique, il peut devenir une expérience qui dépasse les limites corporelles. Cette plénitude dans la jouissance, Gérard Leleu n’hésite pas à la qualifier de « transcendante », au sens premier du terme : « Quand le plaisir s’inscrit dans une relation de partage et d’amour, de connaissance de soi et de l’autre, c’est l’être tout entier qui décolle. D’abord parce que, physiologiquement, on baigne dans un flot d’endomorphines, des molécules euphorisantes, et psychiquement, parce qu’on se sent vraiment en communion avec son partenaire. »

Jeanne, 39 ans, a attendu l’âge de 35 ans pour découvrir ce qu’elle appelle le « plaisir total ». « J’ai eu du plaisir sexuel au cours de mes relations, mais je ne savais pas que je pourrais un jour connaître des émotions et des sensations d’une telle intensité. Même au niveau purement physique. Il faut dire que c’est la première fois que je réunis dans une même relation passion physique et amour. Je me connais mieux, c’est un fait, mais ce que je vis avec Henri me permet de repousser chaque fois les limites du plaisir. »

Il y a une graduation dans le plaisir. On peut rester éternellement cantonné à un niveau ou choisir d’aller plus loin, plus haut. A condition de sortir de la quête de performance et en libérant ses émotions. Ce lâcher-prise dans la confiance allège les hommes des angoisses liées à leur érection et favorise une sensualité inventive qui permet aux femmes de se laisser aller pleinement à leur désir, à leur plaisir. On sait que les amants les plus sensuels, les plus inventifs, sont ceux qui explorent avec curiosité et virtuosité toute la gamme des sens et des fantasmes. Pour eux, l’essentiel n’est pas la quête de l’orgasme, mais la jouissance déclinée à l’infini dans la tête et le corps.»

L'anorgasmie, un terme trouvé dans un bouquin de William Boyd, "L'attente de l'aube" plein de correspondances avec ce que je vis. C'est un psychanalyste qui guérit le héros, se plaignant de ne pas arriver à éjaculer et terminer ses rapports sexuels, pendant les années 20 à Vienne. Il jouit enfin, grâce aux bons soins de sa jolie copine espionne, Hettie Ford.

et voir aussi, sur Démotivateur http://www.demotivateur.fr/article-buzz/les-5-meilleures-positions-pour-atteindre-l-orgasme-feminin-parce-que-non-le-probleme-ne-vient-pas-de-vous--4507

Ne pense pas vraiment en souffrir. Mais aimerait me zigouigouer à chaque fois. Utopie. Avenir. Hope.

Rédigé par Gloubigoulba

Publié dans #je veux de l'amour, #l'amie peintre

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humain 28/09/2015 17:16

Si vous saviez.......

http://laveritenevousplaira.wix.com/laverite#!informations/c21ta