Ses jolies choses, Virginie Despentes

Publié le 23 Avril 2016

Ses jolies choses, Virginie Despentes
Ses jolies choses, Virginie Despentes

Encore trouvé dans un roman, ça n'aura pas de fin, car la littérature offre des possibles infinis, des airs de déjà vu avec les comportements (supposés, c'est qu'on est au delà de l'autofiction) de la miss Rosse de mon mari, et les siens aussi. En bonne hôtesse de l'air, façon aiglesse (buse) azur, elle aura appris tout ça, les techniques de maquillage, de coiffure, les tenues qui plaisent aux hommes. Bien salope, comme les mecs aiment. En moins destroy toutefois que Claudine et Pauline, les twins héroïnes des Jolies choses de Virginie Despentes, l'auteur de Baise-moi. Les deux mots que l'autre n'a pas voulu dire à mon mari. IRL, c'était pas de la fiction.

Va savoir, si c'est une poupée qui dit non non non ou bien oui à tous les coups. Cette ex-hôtesse (de l'air) est aussi une féministe auto proclamée. Si elle se fait belle, c'est sûrement plus pour elle que pour les mecs. Sois belle et ne te tais pas. N'empêche que ça me fait du bien de la traiter de pouffe, la rosse n'hère. Et de sélectionner des extraits de littérature, pour tenter de décrire celle qui a tant plu à mon mari, l'homme que je ne connais pas.

"Les jolies choses", Virginie Despentes, extraits

Claudine est blonde, courte robe rose qui semble sage mais laisse vior un peu sa poitrine, parfaite poupée bien arrangée. Même sa façon de s'avachir, coudes sur la table, jambes étendues, a quelque chose de travaillé.

... Mais elle savait déjà que si l'appartement lui plaisait, elle resterait le temps qu'elle voudrait. elle en avait palpé quelques uns, des comme lui : nymphomanes au masculin, besoin compulsif et insatiable d'être rassurés, très vulnérables. Ce profil là, elle avait tt ce qu'il fallait pour le mâitriser. Puis elle a fait celle à qui les larmes montent aux yeux tellement il arrive à bien la faire jouir, juste ensuite celle qui est reconnaissante qu'on l'épanouisse aussi bien, aussitôt suivie de celle qui ne colle pa strop, ni trop curieuse ni trop bavarde, discrets signes d'admiration avec un zeste de "j'ai l'habitude qu'on me traite comme une princesse alors déconne pas trop" pour lui entretenir un fond de panique latente et le sentiment d'avoir touché un très gros lot.

...

Elle avait failli dire non, par pure habitude de décliner ce genre d'invitation. Mas sa tête lui revenait trop bien, immédiatement. Elle s'est doutée que ça valait le coup de prendre un verre avec lui, a accepté. De son côté, Nicolas examinait cette bombe précieuse, étonné de la sentir si simplement prête à être en confiance avec lui.

Catégorie pétasse, celle-ci éliminait du monde. Moulée dans du jean blanc et chemisier serré, acceptant de boire un coup avec lui. Comment et quoi elle voulait obtenir de lui, avec ses gros nibards, son ventre plat et ses hanches arrondies. Elle avait un cul fascinant, qu'elle savait dans quel futal mettre. Ils s'en étaietn jeté un au comptoir; Elle rigolait facile, semblait contente d'être là. ... Elle avait des dents blanches, impeccables. Elle jouait beaucoup avec ses cheveux, une façon d'ê"tre ravissante... Elle sentait bon, il pouvait sentir son odeur en étant assis en face d'elle. Elle croisait sagement ses mains sur la table, et ses ongles étai'etn roses. C'était impossible pour Nicolas de discenrer si elle était toute kitsch pour faire genre c'est mon genre, ou bien si elle trouvait ça classe, premier degré. plus tard, à plusieurs reprises, il lui demanderait : "Mais pourquoi tu te sapes pouffe à ce point ?" Levant les yeux au ciel elle répondrait : "Ecoute coco, tu peux me sortir toutes les salades du monde, ce que je sais c'est que les hommes adorent ça. Que ça soye aburde c'est pas le propos, ce qui compte c'est qu eça marche à chaque fois.

...

Ils avaient pris le café, tranquilles. Elle était restée là; le temps qu'elle se trouve un appart. Et ils étaient devenus copains, quasiment par inadvertance, à force d'être toujours contents de se voir et d'en avoir souvent envie.

...

Entre délicatesse et ambition, elle avait choisi depuis longtemps. C'était la différence fondamentale entre Claudine et le monde. Comme tout un chacun, elle était calculatrice, égoïste, médisante, mesquine, jalouse, impostrice et menteuse. Mais de façon atypique, elle assumait le tout, sans cynisme, avec un naturel assez désarmant pour la rendre inattaquable. Quand on lui en faisait la remarque, elle se tapotait la nuque, "ça va, je ne suis pas la Sainte Vierge, je ne suis pas héroique, je suis pas un exemple... je fais ce que je peux, c'est déjà ça".

...

A force, il connaît ses petites manigances de fille pas bienveillante. Qu'elle couche avec lui ou pas, l'homme reste son pire ennemi. Les premières fois qu'elle coince un mec, elle est gentille comme une nounou, entre deux pipes, vraiment sympa. Jusqu'au jour où elle disparait, elle fait ce coup-là presque chaque fois, l'histoire qu'ils sentent comme ils y tiennent. Quand elle y retourne, c'est du sérieux, et les lascars se mettent à payer. Jusqu'au jour où ça ne suffit plus à Claudine, les cadeaux, les attentions, les preuves d'amour. Alors c'est la phase finale : elle s'arrange pour qu'ils apprennent non seulement qu'elle se fait tirer ailleurs, mais surtout combien elle aime ça. Elle laisse échapper, feignant un désarroi sincère "si tu savais come il me fait jouir". Nicolas remarque : "Je suis content qu'on couche pas ensemble. Claudine répond : - Aucun mérite, je suis pas ton genre. Son genre à lui, c'est mettre un point d'honneur à pas baiser les filles qui se trouvent belles. Juste pour les faire chier, celles qui croient avoir un don de séduction imparable. Il a compris ça fait longtremps qu'il est beau gosse qu'il plait beaucoup, sans pour autant bien saisir à quoi ça tient. Rien qu'il apprécie davantage que chauffer une pétasse impeccable, jusqu'à la sentir bien brûlante. Et ne pas la toucher. En revanche il a un faible pour les physiques ingrats, ça l'émeut come une injustice, il aime bien s'occuper de leur cas, leur dénicher ce qu'elle ont de bon. Au moins il est sûr qu'il n'est pas le énième à les faire miauler à coups de rein.

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Lui qui la voit souvent, il ne l'a jamais vue ne serait-ce que pas maquillée. Même quand ils dorment au même endroit, elle s'arrange pour être debout first et passer par la salle de bains. C'est sans compter sa folie de sapes et le temps qu'elle passe pour mettre les bonnes...

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Ensuite, elle serait allée voir tout ce beau monde si désireux de la rencontrer. Alors, elle se serait tapé tout le monde. Chaque type, un par un, une entreprise nette et soignée. Elle parlait de ça comme d'autres d'alcoolisme. Son seul moyen de ne pas le faire, c'était de ne pas rencontrer d'homme. "Du moins, rectifiait-elle, pas un homme dont je sens qu'il a envie de moi. Si je chope un regard,une seule et minime fraction de regard, c'est comme si je sentais le sang et ce type je dois l'avoir. Je te parle pas de le mettre dans mon lit, je te parle de le mettre à mes pieds. Et je peux pas m'en empêcher."

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La soeur, Pauline :

Elle aimait bien taper les autres, les insultes et les polémiques. Et elle n'aimait pas trop les filles, qu'elles trouvai trop conformes à la caricature : ça discutait chiffons, papouilles et ça geignait pour trois fois rien. Claudine, quant à elle, avait sauté sur l'occasion d'avoir un corps conforme aux modes pour bien apprendre à le montrer et rattrapait en une adolescence quelques années de handicap. ... Le père : "Moi j'aime les femmes qui sont féminines"

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Pauline est assise à la table de la cuisine. Elle a ouvert le placard à chaussures, rien de plat. A 25 ans, elle n'a jamais eu l'idée de mettre des pompes à talons, et elle se retrouve, grotesque dans une robe rouge, on dirait un travelo, à essayer de marcher dans le salon avec les talons les moins hauts de la collection.... Ca ne marchera jamais. Sa colère devient noire. Claudine cette pauvre idiote, comment a t-on idée de porter des choses pareilles pour faire plaisir à qui, pour ressembler à quoi, sale putain pathétique. Pris un bain, tout à l'heure. Les flacons, les bouteilles, les tubes, elle avait tout mis dans l'eau du bain, rappel d'enfance quand des jouets flottent autour de soir et qu'on s'amuse à faier des trucs avec. Contour des yeux, hydratation,mousse douce nettoyante, gommage pulvérisant, masque aux acides de fruits à la vitamine C, aux céramides ceci, choses de toutes les couleurs, crèmes pour nourrir cela, peau soyeuse, cheveux brillants, teint éclatant... Lutte implacable contre soi même, surtout ne pas être ce qu'on est.

Robe rouge, on voit toute sa poitrine, à croire que c'est une vache, qu'elle exhibe tous ses pis, on voit le haut du cul, là où personne ne devrait voir. Elle tourne sur elle même avec méfiance devant le miroir. Pincement au coeur, ça n'est déjà plus à elle qu'elle ressemble.

Feuilleté les journaux en pile que Claudine lisait. Consternation. Sur un ton de connivence amusée, foison de petits conseils pour être une putain à la page... Ton faussement débonnaire, propagande imbécile pour être comme il faut. Après des siècles d'interdiction de montrer, femmes sommées d'exhiber qu'elles ont bien tout aux normes, qu'elles se sont calibrées : voilà mes jambes interminables, glabres et hâlées, mon derrière correctement musclé, mon ventre plat nombril percé, mes seins énormes fermes et moulés, ma belle peau saine et pas vieillie, mes cils sont longs, mes cheveux brillants.

Contrairement à ce qu'elle croyait auparavant, il ne s'agit pas d'une soumission aux désirs des hommes. C'est une obéissance aux annonceurs, il faudra que tout le monde y passe. Ils régissent le truc, fil des pages : voilà ce qu'on vend, alors voilà ce qu'il faut être

Ses jolies choses, Virginie Despentes
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Ses jolies choses, Virginie Despentes
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Faute de temps pour tout recopier, j'ai choisi de photographier, tant bien que mal, des extraits choisis de la fin des "Jolies choses". Mes doigts sont en prime, avec le cadran de ma montre Swatch.

By the way, j'ai parlé avec la pintade dans la rue, et elle n'était ni maquillée ni habillée en dragon rouge ou vulgaire ou sexy. Plutôt comme j'aimerais être habillée moi : tout en beige so nude chic, manteau fluide de demie-saison, avec broche carrée contemporaine en bois accrochée au revers, pantalon pattes d'éph, converses.

Il faudra que j'en parle, de cette rencontre. C'était le 28 avril dernier, je lui ai couru après dans la rue.

Après, mes piètres qualités d'intervieweuse overstressée n'ont pas fait de cette rencontre une source d'informations si précieuse. Que n'aurais-je eu à lui faire dire, à la blanche et beige gallinacée (façon Jean-Baptiste Huet, voir l'affiche) c'est trop tard...

Rédigé par Gloubigoulba

Publié dans #the pintade, #infidélité émotionnelle

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sage celine 09/08/2016 00:14

Oh !! mon homme m'aime et il est vraiment collant !!ce marabout m'a rendue heureuse !! :amo

Bonjour Après cette séparation aussi douloureuse je n'est pas pur supporter , et donc pour ne pas me fait du mal,car je l'aime tellement ,j'ai dur fait recoure a un marabout que m'a recommander une amie,pour un retour affectifs rapide .
Car la seule chose que je souhaitais c'est de voir mon chéri de retour auprès de moi, car c'est là sa place , auprès de moi .
Mais après avoir prie contacte avec ce vieux , j'ai finit par fait tout les rituels, et finalement , il est de retour a la maison et plus amoureux et gentil et même serviable, car après son boulot j'ai constater qu'il vient m'aider a la cuisine .
Mais, bon sa me fait plaisir , mais d'une part je me sens gêner car je sens qu'il est dominer par un esprits et c'était comme si je péchait .
mais ce qui est bon est qu'il est maintenant auprès de moi après 3 mois de séparation et de dispute.

Je sais que certaine personnes dirons que je fait de la pub , mais en mon âme et conscience , moi je suis sérieuse .
je crois plutôt que sa les déranges que je ne leurs ai pas donné mon argent , a ces faux marabout de ce forum , qui m'ont toujours prie mon argent sans résultats .

ce qui est sur j'en aie finit avec cela , et donc au revoir et a dieu avec vos proposition bidon de retour affectifs qui ne marche jamais sur ce forum!!

j'ai deja trouver satisfaction !!!

Si quelqu'un veut avoir aussi la satisfaction comme moi contacter le au E-mail:

marabout.said@hotmail.fr


AMOUR

Gloubigoulba 10/08/2016 12:03

Cher Marabout Saïd ou Sage Céline, je n'aurais pas besoin de recourir à votre magie (sur laquelle je reste dubitative) car mon chéri est bel et bien revenu, même si ça ne se sent pas trop au fil de mes acrimonieuses pages. Je vous laisse à vos rituels.