(Presque) tous les mensonges de mon gros liar

Publié le 8 Février 2016

Mon Jim Carey-qu'arrêtait pas de me mentir

Mon Jim Carey-qu'arrêtait pas de me mentir

Besoin de sincérité, dans le couple. De sa part, n'en aurais pas reçu beaucoup.

Des histoires de cul sans sentiment, sans lendemain, je crois que j'aurais peut être pu composer, faire avec, si je l'avais su. Un peu comme ses "massages avec finition manuelle", mais « ce qui est tarifé », pour lui, ça ne compte pas. Des plans culs d'un soir ou un peu plus, comme j'ai pu en avoir il y a longtemps (pas très, en fait - ma vengeance). Mais ses deux dernières liaisons, ses amitiés amoureuse, pleines de complicité, de tendresse et de fous rires, ses recherches d'une femme à aimer, ça me rend jalouse. Même silnessérienpassé, tout était dans sa tête, et c'est là que tout se passe, hein Freud ?

Et surtout, je ne supporte pas ses mensonges again and again, même éventés, toujours recommencés, jamais finis, ça m'énerve. A bas les mensonges, arrête ton char mon Bénureau (un Didier aussi).

Fête de la musique, première escapade : mensonge à Dourdan

Revenons à The pintade (qui va m'avoir fait l'année si ça continue).

Il ne m’a rien dit. M’a tout caché. A préféré, plutôt que de parler, d'expliquer, me frapper violemment quand je demandais et redemandais « mais y a pas eu de soirée ? jamais plus loin que Guy Moquet ? »

Foutage et tapage de gueule. Penser à aller voir un dermato pour faire effacer les rougeurs apparues sur mon visage, nez et menton nouvellement striés de veinules, ses grosses mains plaquées sur ma face, étranglement, tirage de cheveux, serrage de bras, poignets écrasés, bousculade, horions, cris. Tout ça pour que j’apprenne plus tard que tout ce qu'il jurait dans ses moments là "où je le rendais fou", c'était des mensonges, qu'il n'y avait rien de vrai dans ce qu'il affirmait, dans ses dénis violents. Ne plus jamais le croire, jamais. Clara, pas contente, à son père : "Je t'avais dit de tout dire à Maman". Ma chérie.

Failli tomber de ma chaise quand la copine Sandrine m'a révélé (le 21 décembre, je l'invitais à dîner toute seule, nos homme occupés à leurs guitares) son « plus gros méfait » (c'est comme ça qu'il appelle ses petites manigances, mignonne honnêté) : "la seule fois où j'ai vu Didier avec une autre femme que toi, c'était à Dourdan à la fête de la musique (de ses copains musiciens de rock, où il jouait de l'harmonica et chantait). Il était avec une femme qui travaille dans la formation, dans la communication, une fille très sympa d'ailleurs" (traitresse).

Je m'écrie : "Mais c'est elle !" ! J'étais en train de tout déballer à Sandrinette, pour lui expliquer le pourquoi du retour dans nos pénâtes du mari (c'est elle qui occupe désormais la garçonnière inexploitée).

N'en crois pas mes oreilles, anéantie encore plus par les mensonges de Didier, encore la veille je lui ai demandé "es tu sorti avec elle ailleurs ; est-elle montée dans ta voiture ; avez vous vu ensemble des gens que je connais ?" , que par la trahison de juin, la fête sans moi. Cette révélation arrive arrive après quinze jours d'amour, et de questionnements, sur leurs zones d'ombre. Mon mari menteur décidément m'aura tout fait (sauf "consommer" ?) : menti, tapé dessus, quand j'y allais de mes questions sur sa rossie.

"Non non non tu sais tout maintenant, quand vas tu arrêter de me harceler ?" (tout en me fracassant la gueule). Je le croyais moi, bonne poire, OK, rien de plus que ce que j'ai appris-conquis de haute lutte, mensonge après mensonge.

Restait celui-ci, pour lui "le plus gros", celui qu'il n'arrivait pas à me dire. La confiance ne règne plus du tout. Depuis que je sais qu'il a emmené pintade loucharde à ma place à Dourdan, à cette fête de la musique.

J'aurais bien voulu être à la place de la folle-rance, le 12 juin dernier, au barbecue et au concert en plein air, pour boire du rosé et écouter les Andrew sisters recomposées sous les étoiles, au lieu de rester à me morfondre dans la canicule étouffante de mon appartement.Là bas, j'aurais pu y aller avec lui, je connais les hôtes, les musiciens, ses copains. Même timide et du genre invisible, les uns et les autres ont fini par me connaître, m'apprécier je crois. Je tremble maintenant de savoir qu’elle est montée dans sa voiture et l’a accompagné, dansé, écouté, 160 km ensemble sur la route. Désormais chaque fois que nous descendons dans le Sud-Ouest par l'autoroute A 10, le panneau Dourdan, et le péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, me rappellent leur escapade. L'idée de les savoir ensemble en pleine nuit, propice au rapprochement, "on est rentrés à 2 h", m'est insupportable. Il m'a dit (mensonge ?) : "au retour on n'a presque parlé, on a écouté de la musique". Mais laquelle ? Quel CD sorti de son étui a-t-il choisi ? Il dit "FIP". Je pense plutôt Nocturnes de Georges Lang, déjà l'époque de ses "Beach party", qui nous avait tant rapprochés lui et moi, un mois plus tard, sans que je ne sache rien de celle là qui était assise à côté de lui dans la Picasso familiale.

Je le tanne : "mais quel disque tu as mis ?" Je ne pourrais plus écouter Bernard Lavilliers et sa voix sensuelle dans cette bagnole, c'est le disque qui était en permanence dans son lecteur de CD. Avec les Beatles, écoutés avec la collègue la plaie, co-voitureuse emmerderesse de notre WE de retrouvailles ratées, en partance pour une thalasso au tarif collectivités, même pas réconfortante. Il sortait juste de table avec elle, invitation romantique et caniculaire sur les pentes de Montmartre, je ne savais rien, et me suis contenté de son air lointain, tout au long des plages de Vendée. Je propose : "les Beatles, alors ?" (toujours l'interrogation sur la musique utilisée pour combler le silence fatigué de la belle à deux heures du mat, de Dourdan à Paris-La Fourche (sont sortis à porte de Clichy, le galant prêt à faire un détour de carross(n)e).

Lui : "N'importe quoi, les Beatles c'est pas de la musique pour draguer !"

Ah, aveu !!! C'est vrai que "Obladi-Oblada" et "Yellow submarine" auraient été un peu trop enlevés, pour lui enlever sa culotte. Je mise plus sur les mains d'or de Lavilliers, ou de la soul faiseuse d'ambiance, salopard.

Me fait mal de m'asseoir à la place du mort désormais. Leur sortie de route.

Cependant, interrogé par la Stasi, il m'a dit qu'il "ne s'était rien passé" (son antienne), qu'il "avait regretté dès l'entrée sur le périph de l'emmener, qu'elle n'avait rien à faire là, qu'il avait passé une mauvaise soirée, gêné, qu'il lui avait à peine parlé". C'est la brave Sandrine, elle aussi coach, branchée PNL et communication proactive qui lui tenu compagnie, à la Loucharde, bavarde comme une pie l'une et l'autre, elles ont bien dû papoter. Sandrine ne savait pas trop que croire, nous sachant plus ou moins séparés. C'est ta copine ? a demandé l'hôte musicien, pas fou, alors que Didier l'avait présentée à tous comme une "amie du quartier", une "voisine" qui avait envie de le voir jouer avec ses amis.

La stasie étend ses réseaux. Je viens juste d'interroger une autre amie chanteuse et musicienne, présente à la soirée, questionnée via facebook, puis longue conversation complice au téléphone. Elle me confirmera ce qu'il m'a dit, franc pour une fois franchement : rien eu entre eux en public, elle conserve vaguement le souvenir d'avoir été présentée par lui "à une amie - de vous deux", et "n'a rien observé qui ressemble à une attitude amoureuse, à de la séduction". Didier, triomphant : "ah, tu vois ma transparence" (oui, son père était vitrier, directeur de Saint-Gobain).

"Je dois dire que ça m'aurait fait de la peine, j'aurais été désolée pour toi", dit l'amie légitimiste. Qui se pense assez observatrice, et n'aurait pu manquer aucune attitude "suspecte" ou "geste déplacé" de Didier. Et qui rit très fort, de la folle idée du grand Didier, d'avoir amené là-bas sa conquista, où on me connaît depuis des années. Merci ma grande Alice de ta solidarité féminine, et ça fait du bien de rire de nos hommes maladroits.

Rien de bien hot dans la voiture non plus. "C'était comme une veillée mortuaire quand on rentrait. Elle me faisait un peu la gueule, elle connaissait personne, s'était pas beaucoup amusée". C'est lui qui avait insisté pour l'inviter, car "elle voulait me voir jouer, elle me demandait tout le temps quand est-ce qu'on jouait, je l'ai emmenée". Signifie : j'ai profité de cette envie qu'elle manifestait, de cette curiosité à son endroit, pour l'emmener dans un cadre sympa et bucolique, en soirée, au milieu de chouettes copains (dont certains connaissent sa légitime), pour me montrer à mon avantage, cool d'avoir une copain chanteur de rock.

Las, la soirée n'a pas tenu ses promesses : concert pas terrible, petite assemblée, laissée toute seule la petite amie potentielle ne lui a pas sauté au cou pendant le trajet de retour, ni ne l'a embrassé derrière un arbre, ou dans la grande maison de campagne. Didier, gêné aux entournures par cette soirée publique où il n'assumait pas la présence de cette fille, amenée là dans une louable mais lamentable et mastoc tentative de séduction (le coup du chanteur de rock), n'a pas plus conclu avec elle à Dourdan qu'à Paris.

Au contraire, avant de partir, elle a dit à Sandrine qui n'en demandait pas tant : "Je rentre avec Didier mais je vais dormir chez moi, il me ramène, on est amis c'est tout". Sans annoncer cette suite austère de programme à l'harmoniciste, ça aurait brisé l'harmonie de leurs relations.

Le rouge passion de son attirance commençait-il à virer au rose pâle ? Non, il la reverra encore toute une semaine, après une séparation de quelques jours, lui (par chance) appelé à travailler, et jouer encore de la musique, à des km de Paris (Perpignan, Annecy).

Fête de la musique, 2 (et ne faîtes rien d'autre !) : mensonge à Paris

Quand il rentrera, le désir aiguillé de ne pas l'avoir vue pendant une semaine c'est long, et sans doute un peu grosminé par cette soirée ratée (Dourdan), ils prendront rendez-vous pour l'autre Fête de la musique, l'officielle.

Avant que je comprenne ce qui s'était passé, il m'aura fait croire qu'"il était juste allé écouter des chorales à Montmartre avec elle". Surprise, c'est pas sa came les chorales. Je compulserai la restauration de ses sms supprimés (si peu remontés à la surface) ; le programme de la fête de la musique ; les heures de ses textos sur ses factures ; les relevés de banque, pour faire apparaître que : non il n'a pas passé qu'une heure avec elle le 21 juin, il a passé toute la journée et le début de soirée, de 13 h à 22 h, avec elle et une de ses copines. A ce jour, refuse toujours d'admettre qu'il a bien dû déjeûner avec elles, ou elle seule, aussi. Que non il n'a pas vu que des chorales (en haut de la rue Duhesme), le festival a commencé par du rap au square Carpeaux (du jamais vu pour lui). Qu'il n'a pas repris sa voiture après "être monté à Montmartre à pied avec elles, puis redescendu tout seul" : il n'a pas pris sa voiture du tout, sommé qu'il était par son athlétique nana de marcher, histoire de faire un peu de sport (c'est qu'elle l'aurait fait maigrir, il a beaucoup perdu en ne sortant pas avec elle gnarf). Il marchera des plombes à côté d'elle (et de son chaperon ; la belle prenant ses distances ?), jusqu'au Canal St Martin. Iront au Comptoir général, où il dansera à ses côtés (après m'avoir dit qu'"il n'avait pas dansé"). Re-gnarf, il s'étalera aussi de tout son long dans la rue, s'est fait un mal de chien, "elle et sa copine ont bien rigolé".

Encore trois jours parsemés de cafés et de textos serrés. Ah les cafés, il ne m'avouait au débu que cette consommation, ce mode de rencontre, c'est innocent un café, c'est pris le matin vite fait devant le zinc. Non non, les leurs plutôt en plein soleil de l'après-midi, à la sortie de la bouche de métro Guy Moquet (mais qui les a vus ensemble ???). Aurait bien voulu que je ne crois quà ces petits rendez-vous-cafés concoctés par la serpente qui l'"avait envouté", tu parles c'est lui surtout qui l'a invitée Mélusine. Et bien plus tard qu'en matinée, à des soirées, sorties nocturnes que je ne réaliserai qu'après la lecture de quelques uns de leus sms, il ne peut pas nier.

Pas plus qu'il ne peut nier la facture du restaurant le soir de la Fête de la musique. Et encore, le roublard a l'habitude de payer en liquide, pas de trace de ses forfaits. Je ne vais pas remonter non plus les relevés de ses règlements en CB dans les salons de massage, j'y perdrais la jeunesse qui me reste.

Super menteur est bien puni de son vilain défaut

Super menteur croira bien le nirvana atteint lors de leur dîner romantique près de la place Clichy, leur dernière séance. Tous les espoirs étaient permis, la the nana s'étant pointée court vêtue d'un short ras la touffe pour leur rendez-vous de la rue Cavalotti. Précision vestimentaire : à Dourdan, était simplement habillée "en pantalon et chemisier, très correcte, pas vulgaire" - dixit Sandrine. Hélas, la poulette avait chaud aux cuisses mais ne se mettra pas sur le grill avec lui.

C'est resté tout froid. Il n'y a que moi qui ai gardé le chaud aux joues de cette histoire.

Elle voulait un copain, gros nounours rassurant et sympa comme Didier, mais pas pour passer au lit, pas de ça chez moi. Quelqu'un de grand et de costaud (1 m 93 pour 130 kg), comme dans le "syndrome du moniteur de ski" décrit par la comédienne Joséphine de Meaux, une rigolote parfois mélancolique. On est tous à la recherche de quelqu'un de rassurant et bienveillant, qui nous écoute et nous comprenne, qui réponde présent dès qu'on en a besoin. Façon moniteur de ski, qu'il suffit de suivre, qui vous montre le chemin, et on glisse tout seul derrière lui, sans se poser de questions, c'est bon d'avoir ce repère qu'on voit bien de partout, qui nous éclaire dans le brouillard.

C'est ça sans doute qu'elle recherchait chez lui, d'être rassurée par Super moniteur (qui a horreur du ski), elle s'y était attachée, elle aimait bien son côté sympa et paternel peut être, elle qui n'a plus son père comme moi. Voilà que je me fais la psy de la diplômée en psychologie de Paris VIII. Tout en jouant de toute sa séduction en même temps, pour faire durer le plaisir, la satisfaction de se voir séduisante et attractive dans les yeux d'un garçon, c'est flatteur et ça fait du bien aux vieilles filles de 53 ans.

Pôv Did qui n'a rien compris. Une chic fille sans chichis aurait annoncé la couleur depuis longtemps. Celle-ci, "manipulatrice et intéressée" (dixit sa copine Marie), fera durer le plaisir deux bons mois. A la fin juin, la température montant, ses jupes raccourcissant, elle a dû sentir qu'elle n'arrivait plus à gérer le truc. Le bon copain avait envie de plus qu'un vin chaud sur les pistes, le moniteur de ski voulait planter son bâton, ça avait assez duré.

A 1 h du matin, le 26 juin, elle lui assène (texto ? coup de fil ?) un comminatoire "Il ne faudrait pas que tu tombes amoureux de moi" ; "je voudrais qu'on reste amis", la messe est dite. Enjolivé de circonvolutions psychologisantes (il regrette de l'avoir détruit, "on aurait ri à le regarder") : "Ma vie est compliquée... Je ne suis pas prête à vivre une histoire au long cours..." Petite joueuse, va !

Et lui renverra un autre message (leurs salves du 8 juillet, il est alors seul à Saujon en train de prendre les eaux et se prépare une belle phlébite avec le sauna bouillant..) pour lui redire presque la même chose, qu'il s'enfonce bien ce clou dans la tête. Que n'ai-je leur correspondance sous les yeux, je me régalerais bien (ou souffrirais male mort) à étudier leurs circonvolutions n'ayant mené à rien. Hip hip hip.

Parenthèse libertine

Avant de soigneusement me cacher son histoire avec Pintadette-et-Pinturlurette-le-mènent-en-bateau (moins léger que le film presque éponyme de Rivette), il m'a menti sur les petites aventures innocentes qu'il a pu avoir quand il était plus jeune (mais marié). C'est trois fois rien, j'en ai conscience. C'est moi qui en ai eu des amants, quand j'avais 30 ans et j'étais belle. Lui n'a fait qu'y penser, "je ne t'ai jamais trompée, pas comme toi". Sans doute vrai (mais, ce genre d'affirmations de la part d'un menteur...)

Ces erreurs de conduite, écarts, risques de dérapages, sorties de route (toute la panoplie langagière du code de la route fait l'affaire), qui n'ont pas eu lieu (ou pas) me sont connues depuis peu, parfois remontées par voie électronique, via les messageries, ou, cet c'est beaucoup mieux, ce sont des confidences qu'il m'a faites, sur notre oreiller. Quand il me fait confiance. Moi, je mets tout ça là. Pour reprendre confiance en moi, faire table rase de la sienne ? J'y réfléchirais, un jour.

Ces rencontres sur lesquelles il fantasme toujours, au point que c'est comme s'il avait vécu la décharge de sexualité qui aurait pu les accompagner, s'il avait été plus sûr de lui. C'était l'époque où je ne posais pas de questions, il ne m'avait pas encore surnommé gentiment Anna Stasi... Rencontres restées du domaine du fantasme, du jardin secret. Eh bien je l'ouvre à tous les vents, moi le jardin, et j'en piétine les mottes, façon Catherine labourait.

C'est que boudi, il m'en a avoué d'autres sur les dix dernières années le bougre, toutes celles qu'il n'a pas eues (ou pas), dit-il :

  • une Élise, ancienne collègue d'agence de publicité, qui habite à côté square Carpeaux, qu'il croise quelquefois... Elle l'avait invité il y a dix ans à voir son jacuzzi après un délicieux dîner aux chandelles romantique concocté rien que pour eux deux ; il pensait avoir été invité à un dîner à plusieurs, ne s'en est toujours pas remis. C'était son chef à elle à l'époque, "elle voulait me remercier de l'avoir engagée". En lui montrant sa chambre... N’empêche il semble bien regretter de ne pas avoir profité du jacuzzi, seuls qu'ils étaient tous les deux... Approcher le pouvoir de très près a toujours plu aux jeunes poulettes. Pour celle ci, la promotion "canapés" maison. Il était sérieux, dit-il, à cette époque. Sur son Facebook, elle a aujourd'hui 38 ans, adore les chevaux, le sport, son fils et apparemment aussi son mari au physique avantageux, ouf
  • une Marie M. (toujours une collègue) avec laquelle il a il y a cinq ans une suite d'échanges mails assez serrés, lui pressé d'obtenir un rendez-vous, elle qui finit par l'inviter à dîner (toujours la bouffe) après le "j'ai faim !" comminatoire qu'il lui lance. Non mais ils n'ont pas de cantine, dans leurs bureaux ?
  • encore une collègue, nana travaillant "sous ses ordres" et qui aurait bien aimé l'être à fond, lui donner du "oui, maître". A Boulogne, 1998 (il a 45 ans et vient d'être papa) la fille, qui habite à côté de l'agence de pub, l'invite à boire un café à l'heure du déj., et lui propose bien vite de lui "montrer ses joujoux". Qui ne sont pas du tout des peluches, mais tout un attirail sado-maso, remplissant l'armoire à deux battants qu'elle ouvre fièrement devant lui. Il reste éberlué devant l'accumulation de fouets, de menottes, de cagoules, de colliers cloutés, de chaînes, d'accessoires en cuir, en métal. La panoplie de la sado-maso accomplie. Je ne crois pas qu'il ait enfilé une cagoule de catcheur ou qu'il lui ait passé les menottes et attachée au radiateur. "Elle n'attendait que ça", être punie, fessée, rossée par mon mari. Il m'avoue ça, ça vient de loin, ça l'excite un peu mon sadique qui adore les coups. "J'aurais dû lui en mettre un ou deux". Moi : "mais vous aviez le temps ?". Lui : "on avait tout le temps qu'on voulait, c'était moi le boss". Pas tenté, il a juste eu envie de fuir. Me demande quelle est la pirouette-blaguounette qui lui a permis de se sortir de la situation. Ils sont rentrés ensemble à l'agence et n'en ont jamais reparlé.
  • une autre fille de l'agence (quel vivier de salopes, ouf il est à la retraite), Pascale F. Un copain d'agence de l'époque, qui travaille toujours avec lui, vient de lui raconter (époque propice aux confidences de tout poil) qu'"il était sorti avec elle plusieurs mois, elle était complètement folle", "complètement branchée SM". Mon mari n'en revient pas, est un peu jaloux, se dit qu'il aurait bien tenté lui aussi sa chance s'il avait deviné les déviances de la belle. "Je l'aimais beaucoup celle-là, c'est moi qui l'avait formée". Lui aurait bien déformé les fesses, tant qu'à faire. Son ex-collègue lui explique : "il suffit de demander !" (pour coucher avec des filles". Mon mari n'est qu'un nourrisson polisson, avec des "pudeurs de jeune fille".
  • une Gisèle, une copine à moi de l'atelier peinture, cougar mise en appétit par la liberté nouvelle du mari, que je lui annonçai au printemps 2014, en même temps que son "impuissance" (je suis du genre à balancer). A dû vouloir vérifier par elle même, invite Didier chez elle sous le prétexte fallacieux de récupérer un cable Apple (ce que la technologie peut nuire) pour qu'il tâte de ses sculptures en 3 D. Quand il arrive dans son gourbi il fait chaud et elle est nue sous sa blouse d'artiste (et d'infirmière psy en retraite). Il aurait dû succomber, il bat en retraite après un verre de vin rouge (dit-il). Plus d'un an après, ce sadique a pris plaisir (au sens propre) la nuit à me raconter comment elle l'a sucé sur son canapé, et comment elle criait fort quand il lui a fourré toute la main dans sa chatte "énorme, très poilue, j'ai failli y laisser ma montre !" Fantasme ou réalité, ces ébats qui se seraient produits plusieurs fois, alors que moi toujours enchaînée à mon taf ? Résultat des courses, je ne vois plus l'artiste à la blouse échancrée, qui "gueulait comme un veau".
  • et même un Isidore, le masseur gay du Marais dont il aimait les énorme pognes. C'est celui là que je préfère, c'est le seul je pense (??) qui a donné du plaisir à mon husbande, bien marri jouisseur qui s'ignorait. Maintetant il dit : "Isidore, c'était de l'invention". Mince alors.

Noter ce qu'il me sort ce matin (au sujet de TOUT) : "j'étais fripon !"

Ce matin quel hasard je regarde le bel (?), cher (et assez vulgaire ma foi) album de photographies "Paris libertin by Ressan". Je me rince l'oeil, il y a de quoi être excitée, y'a du beau monde qui montre ses fesses. Mais tout est trop lisse, on dirait de la pub. Des mecs et des nanas qui se font du bien là où ça fait mal, avec tout l'attirail SM de l'ancienne subordonnée dévouée, évoquée hier soir dans notre lit. Cuir, bas, strings, cagoules, harnais, guêpières, talons aiguilles, et chaînes et fouets. Belles paires de fesses, chattes épilées et cocks impérieuses, parties fines de jambes en l'air sur canapés cuir et fauteuils clubs, ou pendaisons au plafond par des chaînes. Le dernier salon où on torture. Luxe, champagne, stupre et volupté. De quoi se demander ce que j'attends pour m'arracher de son bureau et courir m'inscrire à leur club. Euh, pas le physique peut être ? Que des mannequins siliconés, des mecs musculeux comme des arbres secs. Pas pour toi sage sosotte, douillette par dessus le marché. Mais si Did avait 20 ans de moins, ou toutes ses facultés pénétrantes, il ne serait pas contre ces parties fines, libertines et osées. Ou bien préfèrerait ça pratiquer ça à deux dans l'intimité, avec dominatrice perverse ou esclave consentante. Je ne le sens pas (ni moi) amateur d'orgies, quel boulot. Enfin, presque rigolo de regarder ces images même pas trash. Ressan, pseudonyme de Sadi Nasser né en 1960, "un beau photographe" (dixit une partouzeuse) qui photographie ces séances bien léchées, pour CSP +++ On se demande derrière quel canapé se cache le gros DSK.

Son rapport à la sexualité : mensonge

En fait ce que je ne supporte pas ce sont ses mensonges réitérés, avec tapages de gueule (la mienne) en plus de ses foutages de gueule (toujours la mienne). Il vient de me dire finement « si j’avais eu la queue dure je t’aurais cocufiée avec tout Paris », pour après dire devant ma tête qui s’allonge « meuh non, conneries ». Donc un queutard (quel joli mot) qui s’ignorait et qui a presque des regrets désormais ? Il dit « si j’avais voulu j’aurais pu ; j’aurais bandé ». Faudrait savoir.

Me dit qu’il ne me trompait pas (hors histoires avec masseur et masseuses, un roman reste à écrire) parce qu’il « a le sens des responsabilités », « ne saurait pas mener une double vie », par exemple avec « avec Élise (celle du jacuzzi) à 100 mètres, qu’est-ce que j’aurais fait, je t’aurais fait croire que j’allais tout le temps chez Franprix ? » Moi : « en revenant sans les courses ! »

Ne me trompait pas dit-il, alors qu’il avait tant d’occasions, parti un an comme directeur d’agence à Aix-en-Provence, plein de filles se tortillant devant lui, n’avait qu’à se baisser. Puis de retour à Neuilly, encore d’autres filles les yeux brillants devant son « pouvoir », ce prestige de l’organigramme, pas loin de l’orgasme. C’est possible, l’importance qu’on lui donnait, facteur de troubles, tentatives de séduction. Restées ignorées par lui ou dédaignées. Pas tant par respect pour moi, bobonne pas bonne. Non, il le dira, et là je sais que ce n’est pas un mensonge : « je ne faisais que travailler, j’avais la tête dans le guidon. Je ne regardais pas les femmes. J’étais stressé, je travaillais trop. J’ai pris trente kilos ».

Moi tout ce temps (de travail) je ne craignais rien, j’étais tranquille. Sa vie active, à l’opposé de sa vie sexuelle, sa vie amoureuse (la nôtre) misérable, inexistante (hors gâteries et massages, que je n’avais pas, moi. Duduche).

Désormais à la retraite, avec quelques briefs de free-lance qui l’occupent et nous aident à mettre beurre en épinards - et autres gels coco bio et onéreux en parties cachées, mieux que le beurre de Maria et Marlon -, monsieur a eu des préoccupations plus charnelles qu’au temps de ses succès de ponte de la communication. Je vois l’effet que ça lui a fait les journées seul chez lui, à tourner en rond. De la communication, il va leur en donner, en sms et au volant de sa Picasso, du nom du génial vieux resté bien vert, entouré toute sa vie (de génie, faut pas charrier) de jeunes et jolies femmes. Did aussi les aimerait jeunes et jolies, quelques années de moins lui suffisent. Il a peut être compris, il serait temps, devant nos corps et à cris à Clara et à moi qu’il ne devait plus s’approcher des jeunettes de 20 ans, étudiantes de Perpignan, comédiennes proches de son fils, qui s’effaroucheraient, même si pas farouches, et surtout riraient bien derrière son dos.

Malhonnèteté vis à vis de notre couple (toujours le cul)

Tout ça me met dans l’embarras, que croire, comment le croire désormais. Le plus gros mensonge reste pour moi toutes ces années à faire semblant, à me ou se faire croire qu’il n’aimait pas le cul « cette vaine gymnastique, trois minutes à s’agiter ». M’a rabaissé beaucoup aussi : « tu n’aimes pas ça de toute façon », sous entendu ou carrément entendu « avec ton con tordu ». Allusion fine à mes « culs de sac indolores », repérés lors d’un toucher vaginal assez hot j’en tremble encore avec un jeune interne de médecine à Bichat, moi juste césarisée de Nicolas, 26 ans.

Interrompus dans ce qui commençait à ressembler à des ébats par la revêche officier d’état-civil, s’inquiétant de ce que j’avais orthographié à l’anglaise « Hughes » le 2e prénom de Nico, imposé par sa dragonne de grand-mère Huguette, avec deux « u » comme utérus umide. L’interne retira prestement ses doigts gantés de mon intimité, il ne semblait pas trop s’en plaindre lui de mon « con tordu », regrets éternels. Ledit con ayant servi trois fois pour faire des enfants à l’autre con, par ailleurs.

Et moi pendant toutes ces années de le croire, que non le sexe c’est pas sa came, pas son kif, et moi je ne suis pas bonne alors faut pas que je le fasse chier avec ça. L'hôtel du cul tourné, c'était pas que de ma faute, comme ce qu’il voudrait bien me faire croire.

Pour m’entendre dire pas plus tard qu’hier par l’aîné de mes trois enfants « c’est pas parce que t’as pas eu de vie pendant vingt ans que tu as le droit de te comporter maintenant comme une ado, comme si t’avais 15 ans ». La raison de sa diatribe m’échappe, mais elle me donne envie de pleurer, à la fois sur le père et sur le fils. Manque de respect au long cours.

Pour rire un peu, car il est rigolo souvent, mon mari lance parfois cette comptine incompréhensible, chantée par son frère Olivier dans son enfance. Phonétiquement, ça donne « A la petite komaya, chie qu’a mal au cul qu’a mal au cul fasse top », au sens resté obscur. Grand frère Didier aussi serine ses mensonges comme des mantras, en réponse à mon « harcèlement », ce ne sont jamais les mêmes tout à fait. Il s’en entretient l’esprit, finit pas y croire.

Moi j’ai fini d’y croire, même ce qui me semblait hier l’expression même de sa sincérité est aujourd’hui entâché d’un doute. Et s’il avait baisé avec elles en fait, la peintre et Dragon rouge la formatrice qui m’a tout déformé le cœur et l’esprit ? S’il les avait « mal » baisées, comme il le redoutait, avec bite trop molle pour des ébats durables et pénétrants ? Et que ce soit pour ça que ses deux « affairs » aient fait pschtt ?

Bien possible, il avait le temps, l’espace, je ne voyais rien, il se fichait pas mal de moi. Un jour peut être je le saurais. Je m’attends à toujours plus de gros mensonges, maintenant que j’ai compris que jamais il ne dira la vérité concernant ses vies sentimentales d’avant, ou celles à venir, même si promesses d’amour éternel envers moi (devant lesquelles je fonds il va sans dire, c’est my lucky life). Je ne crois plus en rien, que ce que je vois, que je lirai, que j’entendrai, Sainte Tomate.

Pour expliquer la fin de l'histoire inaboutie avec l'amie peintre, il dit maintenant : « Je ne voulais pas briser son couple ». Me souviens surtout de sa confession chavirante (un tissu de mensonges, en fait) plage du Chay, où il m’a dit qu’ « il était terrifié », « qu’il avait peur de mal la baiser » - et pareil pour l’autre pintade aussi. Qu'est ce qui est vrai ? Secouez le shaker, la vérité est un peu partout, et il n'y en pas qu'une. Il suffit de savoir regarder, lire, interpréter. Quand on veut bien vous donner les clés.

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Il ne m’a rien dit. M’a tout caché. M'a tapé dessus quand je demandais la vérité.

Ne plus jamais le croire, jamais. Ses cachotteries, sa "double vie".

Un liar, un menteur en anglais. Moi je suis (devenue) folle à lier, liée à mon liar.

Hervé Télémaque, "Petit célibataire un peu nègre et assez joyeux", 1965

Hervé Télémaque, "Petit célibataire un peu nègre et assez joyeux", 1965

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Une femme parmi tant d'autres 04/06/2016 19:40

Bonjour,
Je n'ai pas encore réussi à comprendre si vous aviez mis une fin à votre mariage ou pas.
Quoi qu'il en soit je vous souhaite que la force soit avec vous et n'acceptez pas (jamais, d'aucune façon) les coups !
Bien amicalement

Gloubigoulba 07/06/2016 16:47

Bonjour, merci pour le commentaire. Non, je n'ai pas mis fin à mon mariage. Je me contente de ruminer sur le net, et surtout en live. Je me suis sentie tellement seule et abandonnée pendant toutes ces années qu'avoir une présence amoureuse à mes côtés est nouveau, inespéré. Mais je n'oublie rien, et surtout me dis que si je n'avais pas surpris ses messages, je n'aurais rien su, il ne se serait pas rapproché de moi, il aurait continué sa quête d'une autre femme etc. Pour la violence, je ne me sens pas et heureusement, "femme battue". Je rends les coups, qui sont des bousculades, des bagarres. Qui ne devraient pas avoir lieu. Mon mari est soupe au lait, dit que je le "harcèle" quand je lui parle de ses tentatives d'infidélité. Infidélité qui n'a pas eu lieu car les pintades-gueuses n'ont pas voulu de lui, trop gros... Ou il n'a pas su y faire, c'est ballot. Enfin je suis toujours mariée. Ca me change, un mariage avec un mari, et pas avec un faux frère qui ne pense plus à vous. A 54 ans, je m'en contente. Je n'ai pas votre force. Je préfère être mal accompagnée, pas si mal en fait, que seule. Ca j'ai connu. Mais je ne lui fais plus trop de reproches "IL ne s'est rien passé ! C'était il y a un an ! Tu es folle, va te faire soigner", pour ne pas m'en prendre plein la gueule. Sauf quand je trouve des nouveaux éléments dans ce passé proche. Après, le quitter, c'est me nier, je n'ai vécu qu'avec lui, et je n'inspire pas les foules. Pas d'amoureux en vue autre que mon vieux mari, qui a fait ses preuves. Même si je ne pardonnerais jamais à cet enfoiré, c'est dit. Bravo pour votre divorce, vous avez gagné. Je continue à vous lire. Bien à vous. Sophie