Avoir une aventure et plus si affinités sur les réseaux sociaux

Publié le 23 Juin 2012

Philippe Geluck, vitrail. Ses Chats se grimpent dessus

Philippe Geluck, vitrail. Ses Chats se grimpent dessus

 

C'est ça ça que je vais devoir me résoudre, et auparavant coucher mes doléances par devant ce brand new blog, qui culmine à tout casser à 2 ou 3 de blogrank, c'est dire s'il est visité. Pas plus mal d'ailleurs, mes turpitudes n'étant pas si nécessaires à dévoiler, et pas toutes à la fois... Se garder un jardin secret, merde quoi.

Mais à l'âge qui est le mien, j'aimerais bien ne plus voir envahir peu à peu par les toiles d'araignées ma petite grotte d'amour encore presque neuve, qui n'a jamais servi ou presque, épargnée même par l'accouchement à voie basse de mes trois enfants, tous extraits par césarienne.

Ce blog n'est pas sexuel, car du sexe je n'en ai pas (mon titre de film préféré : No sex last night / Sophie Calle). Et les dix dernières années aussi, si si. Incroyable non, quand on est pourtant affublée d'un mari (alliance, contrat de mariage, église et mairie, invités, dîner, cadeaux, service en porcelaine, ménagère en argent, des enfants, des comptes en banque, un appartement en commun, bagatelles que tout cela, quand on l'a pas, la bagatelle).

Car du cul, niet, nada. Le mien ne me sert qu'à m'asseoir dessus, le sien, eh bien qu'il en fasse ce qu'il veut, c'est à dire le faire grossir tant et plus. Car mon mari a soixante ans, du diabète (a toujours trop bouffé, et ne bouge pas du tout - ni au lit ni ailleurs), est impuissant depuis longtemps (et il s'en contrefout le bougre), bien trop gros il est hénaurme, de plus acariatre, casanier, râleur et bientôt retraité, ça fait rêver.  

Pourquoi suis-je restée jusque là avec mon husband qui fait dix ans de plus que son âge, sauf quand il est bronzé et qu'il sort son perfecto ? Mais parce que je suis moi même pas belle non plus, assortie à mon Shrek de mari. Chez moi c'est plutôt du surpoids, des cheveux indignes, pas une belle peau, des yeux marrons yeux de cochons qui n'y voient plus rien de près c'est confirmé je suis presse-bite, presbyte quoi. Et vulgaire, avec ça.

Bref nous ne sommes pas horribles mais assez moches, y'en a de bien mieux que nous (enfin lui plus que moi car je suis beaucoup plus jeune !!!) et nous ne nous entendons pas (enfin les voisins eux nous entendent bien crier).

Mais le physique, on peut le changer. Des régimes, des perruques, des liftings. La santé, moins. Le caractère non plus, c'est même encore plus difficile que le reste. Bougons nous sommes, insatisfaits, pénibles l'un avec l'autre.

Pourquoi rester ensemble à l'heure où tout le monde divorce ? Mais parce qu'il faut être malin et décidé pour divorcer, il faudrait avoir rencontré quelqu'un d'autre, aimer et se savoir aimer (chanson). Il faudrait aussi avoir un lieu pour crêcher quand l'autre affreux parti jouer ailleurs (ça va dans les deux sens), et pour l'instant je ne suis pas prête à renoncer à mon jardin pour me retrouver dans un petit appart étriqué, toute seule comme une conne. Oui être mal accompagnée c'est sans doute plus supportable que d'être définitivement seule comme un chien.

Alors, chercher sur les réseaux sociaux ? Sur mon facebook innocent, vitrine culturelle de 150 faux amis qui sont cinq à tout casser à laisser des messages ou à "liker" ce que je raconte, je ne risque pas de raconter ma solitude sexuelle, mon malheur conjugal (conjugué à deux). Je mets que je suis "en couple", pas la peine de s'étendre. 

Donc je suis misérable. Je le sais. Je peux deviner comment m'en sortir, d'autres l'ont fait avant moi et ça fait la une des gazettes sentimentales, féminines, féministes, de la presse people etc. Il faut s'assumer, avoir des amis, se libérer, crééer, se faire des nouveaux réseaux etc. Oui oui je sais. Mais il y a un problème : je suis aussi dépressive, sans doute à tendance schizophrène, je reste en permanence en état de catatonie, je ne sais pas agir, avancer un projet ou faire deux pas en avant. Je passe mon temps à fuir, lire le net, des documentaires et des romans, plutôt de la réalité car je déteste la romance et les romans sentimentaux, tellement loin de ma vie d'asexuelle, tout comme la science fiction et le fantastique. Je ne sais pas ce que je perds, certainement.

Donc je lis, je me promène, je glande, je fais les magasins, de H&M en Monoprix plutôt que Zadig ou Voltaire et je viens même de m'acheter chez H&M un magnifique T-Shirt à l'effigie de Piggy la cochonne, histoire qu'on se dise que sous ce T-Shirt il y a deux gros seins (c'est vrai) et un genre de grosse cochonne, bien frustrée.

Croisé des regards presque lubriques aujourd'hui, tous d'hommes mûrs. Non merci j'ai déjà un croulant à la maison, qui en ce moment a "mal aux jambes", un prétexte pour ne pas marcher dix mètres.

Je crains même d'être plus vite qu'il le faudrait débarrassée du fâcheux par dame Nature, qui met au tapis les types dans son genre (télé-frites) à grands coups de maladies cardio-vasculaires, pauvre garçon.

Je n'y tiens pas, pauvre de lui, car je lui conserve une certaine amitié, à mon vieux débris pas si haï que ça. Père de mes enfants, pas trop mal réussis. M'a fait vivre à l'époque où je ne bossais pas, mais alors je faisais tout à la maison, maintenant bonniche a rendu son tablier, maladie mentale ou paresse à son apogée.

Donc veuve mais pas trop mais c'est surtout au dessous de la ceinture que ça coince, CEINTURE. Dans ce billet je parle un peu de mon cul, sans y toucher, incidemment, sans incident, sans incidence. Alors que pardon ça me démange, surtout en ces périodes estivales même s'il fait pas si chaud. Envie de pleurer dès que je vois des vieux de notre ou de mon âge s'enlacer dans un scénario de téléfilm. Moi ça m'est refusé, mon partenaire officiel et unique à ce jour (seulement quelques expériences hors contrat dans les années 90, pas renouvelées) ne peut pas, et ne veut pas. Ca tombe bien parce que son corps ne me fait plus aucun effet, trop de ventre, trop de gras, mais merde je suis une femme et je ne suis pas encore en maison de retraite. Au secours sauvez-moi. Personne ne lève son nez sur moi dans la rue.

Alors je me suis dis comme ça : si je consignais tout par écrit ? En catimini et en ligne, bien cachée dans ma grande toile, sans que personne ne me voie ou me lise ou presque, d'ailleurs qui voudrait chercher ou fougnasser dans ces ratiocineries, un pervers, un plus malade que moi ? 

Il me faut écrire, car personne à qui raconter tout ça, et bientôt l'amnésie me gagnera. Pas l'Amnésia d'Ibiza. Look at me, I am not crying, not now. But c'est tout comme.

Bon alors où aller pour que ça change ? Pas dans les bars ni dans les boîtes, je ne sais pas parler quand il y a du bruit, je suis timide et je bafouille, et quand il y a du bruit et de la musique ça se corse car en plus je suis sourde (un peu seulement, ne m'empêche  pas quand même d'aimer le rock de mes années 80, et la techno aussi). Donc où aller ? Sur Overblog, la panacée ? Bof pas sûre, pas un commentaire depuis des mois de présence de ces lignes misérabilistes sur le net (écrit en fév. 2013), pas un regard, des visites pour mes pieds seulement...

Je vais tâter du Meetic soon. (en fév. 2013 toujours rien). Badoo ça a l'air de marcher, mais je n'ose franchir le pas, communiquer, pire, donner rendez-vous. Préféreré-je ce dialogue stérile avec moi-même ? Pour l'instant je déverse une fois de plus ma bile plaintive. Madame rêve d'une fusée qui l'épingle, au ciel. OU avouons-le d'une fille qui lui lèche les seins, je me sens plus bisexuelle qu'autre chose. Même si jamais tâté de la chose féminine non plus. Une vraie gourdasse, à l'âge d'être une cougar, vous pensez... Un ou une plus jeune que moi, une petite quarantaine, me plairait bien, j'ai ma dose des vieux qui font plus que leur âge, j'en ai un à la maison qui pète qui ronfle et qui râle. Pas en faisant l'amour, les râles (ça c'était dans une autre vie).

Voilà l'objet de mon ressenti, mon sentiment. Dévalorisation, crispation, ironie, malheur. Et encore, je n'ai pas le cancer, pour le moment. Donc youpi.

Mais ça serait mieux avec une bite dans le cul, moi je le dis, même si pas facile à trouver, dur dur de draguer pour une quinqua complexée et qui a perdu toute habitude de la chose. 

Brisons là, je vais au lit (seule dans mon lit à deux places, même si l'autre ronfle à 50 cm).

No sex this night, again and again.

 

 

 

 

 

Rédigé par Gloubigoulba

Publié dans #je veux de l'amour

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